samedi 23 décembre 2006

Moussiqua Al - âla à travers les siècles :


Sous la dynastie almoravide (1055-1147), la musique andalouse connaît une grande vogue au Maroc. L’histoire a conservé les noms de nombreux compositeurs tels Abu Bakr Ibn-Baja, Abu Houssain Ali Ibn Al Himara Al Gharnati et Aboul-Abbas- Al-Moursi…Ibn-Baja était l’un des meilleurs musiciens de son époque, il vivait à Saragosse et était un proche de l’Emir Abu Bakr Ben Taflouite. Après la chute de Saragosse, Ibn-Baja est parti à Séville puis à Fès où il est mort en 1138…après avoir été ministre de Yahya ben Tachefine.
Avec l’avènement des Almohades (1147-1269), la musique tomba en désuétude, à cause du caractère puritain de leur doctrine. Ibn Toumert, fondateur de la dynastie, incitait ses partisans à détruire les instruments de musique. De telles mesures ont contraint cette musique à se cammoufler derrière les hymnes à la gloire de Dieu et de son Prophète Sidna Mohamed « que le salut de Dieu soit sur lui ». Ces quantiques étaient composés sur des modes andalous et puisaient leur inspiration de la musique andalouse. Après la chute de plusieurs villes de l’Andalousie comme Saragosse en 1236, Valence en 1238 et Séville en 1248, beaucoup de personnes ont immigrés vers le Maroc en apportant un art musical enrichissant.
Sous les Mérinides 1269-1471 et le règne des Wattassides 1471-1554 et après la chute de Grenade, ainsi que les interventions armées des chrétiens sur le sol marocain, provoquant un mouvement nationaliste qui se traduit par une exaltation des sentiments religieux : le peuple met son espoir de libération dans une renaissance de l’islam. De nombreux « Zaouïas » sont fondées, foyers d’enseignements du soufisme. La récitation et le chant des « madihs », cérémonies du « Dikr » font partie de cet enseignement tirent leurs éléments musicaux du riche répertoire andalou. Le chant religieux semble avoir prévalu sur le chant profane durant cette période, et ce qui a vraisemblablement encouragé ce phénomène c’est la cérémonie religieuse à l’occasion de la naissance du Prophète qui est devenue officielle au Maroc à partir de 1292.
De nombreux poètes se sont inscris dans le développement de ce chant, parmi eux, Malek bnou el Morahal, Bnou Kazmane, Checheteri, Lissane Dine Bnou El Khatib, Charaf Dine El Boussiri .
Sous la dynastie Saadiens 1554-1659, le Maroc reprend sa force, ce qui a permis le développement de l’art et de la culture. Et c’est pendant cette période qu’on a assisté à la création des maouazines Addarj de la musique andalouse et de nouba de l’Istihlal vers 1570.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'est un très bon message qui nous donnent un appercu très claire sur notre musique preferée