samedi 23 décembre 2006

Moussiqua Al - âla à travers les siècles :


Sous la dynastie almoravide (1055-1147), la musique andalouse connaît une grande vogue au Maroc. L’histoire a conservé les noms de nombreux compositeurs tels Abu Bakr Ibn-Baja, Abu Houssain Ali Ibn Al Himara Al Gharnati et Aboul-Abbas- Al-Moursi…Ibn-Baja était l’un des meilleurs musiciens de son époque, il vivait à Saragosse et était un proche de l’Emir Abu Bakr Ben Taflouite. Après la chute de Saragosse, Ibn-Baja est parti à Séville puis à Fès où il est mort en 1138…après avoir été ministre de Yahya ben Tachefine.
Avec l’avènement des Almohades (1147-1269), la musique tomba en désuétude, à cause du caractère puritain de leur doctrine. Ibn Toumert, fondateur de la dynastie, incitait ses partisans à détruire les instruments de musique. De telles mesures ont contraint cette musique à se cammoufler derrière les hymnes à la gloire de Dieu et de son Prophète Sidna Mohamed « que le salut de Dieu soit sur lui ». Ces quantiques étaient composés sur des modes andalous et puisaient leur inspiration de la musique andalouse. Après la chute de plusieurs villes de l’Andalousie comme Saragosse en 1236, Valence en 1238 et Séville en 1248, beaucoup de personnes ont immigrés vers le Maroc en apportant un art musical enrichissant.
Sous les Mérinides 1269-1471 et le règne des Wattassides 1471-1554 et après la chute de Grenade, ainsi que les interventions armées des chrétiens sur le sol marocain, provoquant un mouvement nationaliste qui se traduit par une exaltation des sentiments religieux : le peuple met son espoir de libération dans une renaissance de l’islam. De nombreux « Zaouïas » sont fondées, foyers d’enseignements du soufisme. La récitation et le chant des « madihs », cérémonies du « Dikr » font partie de cet enseignement tirent leurs éléments musicaux du riche répertoire andalou. Le chant religieux semble avoir prévalu sur le chant profane durant cette période, et ce qui a vraisemblablement encouragé ce phénomène c’est la cérémonie religieuse à l’occasion de la naissance du Prophète qui est devenue officielle au Maroc à partir de 1292.
De nombreux poètes se sont inscris dans le développement de ce chant, parmi eux, Malek bnou el Morahal, Bnou Kazmane, Checheteri, Lissane Dine Bnou El Khatib, Charaf Dine El Boussiri .
Sous la dynastie Saadiens 1554-1659, le Maroc reprend sa force, ce qui a permis le développement de l’art et de la culture. Et c’est pendant cette période qu’on a assisté à la création des maouazines Addarj de la musique andalouse et de nouba de l’Istihlal vers 1570.

Al-Qalasadi :

Abou Al Hassan ibn Ali Al Qalasadi né en 1412 à Bastah (Baza/Espagne), mort en1486 à Béjaya, Tunisie.
Al-Qalasadi (ou Al-Kalasadi, comme il est écrit quelquefois) est né à Bastah, une ville Morisque dans l’Andalousie, maintenant une partie d'Espagne.
Le royaume chrétien de Castille au nord avait souffert d’un conflit civile en 14ième siècle, donc l’Andalousie avait prospéré mais, en 1407, cinq années avant la naissance de Al-Qalasadi, Castille avait commencé une majeure poussée pour conquérir la totalité de l'Espagne et le Portugal.
Al-Qalasadi était un musulman qui a été élevé à Bastah au nord-est de la ville de Grenada. Al-Qalasadi avait commencé son éducation à Bastah, en apprenant le Coran et étudiant la science. Il s’était déplacé au sud, loin des zones de la guerre, à Grenada où il avait continué ses études, particulièrement en philosophie, science et législation Musulmane.
Al-Qalasadi avait choisi de rester dans le monde Islamique et avait quitté Grenada et voyageait beaucoup. En particulier il avait passé beaucoup de temps dans l'Afrique du Nord, vivant dans des pays Islamiques qui avaient supporté l’Andalousie, politiquement et militairement dans sa résistance aux attaques chrétiennes. Il avait passé quelques temps à Tlemcen où il avait étudié sous le gîte de ses professeurs l’arithmétique et ses applications. Ensuite Al-Qalasadi était allé en Egypte là encore il avait étudié avec quelques des principaux savants. Finalement Al-Qalasadi avait atteint la Mecque, le but de son pèlerinage, puis se retourna à Grenada.
Les choses s’étaient gâtées quand Al-Qalasadi s’était retourné à Grenada. Les dernières parties restantes de l'état Musulman étaient sous une sévère attaque des chrétiens d'Aragon et de Castille. Cependant, Al-Qalasadi avait écrit quelques de ses majeurs travaux pendant cette période mais finalement les armées chrétiennes qui s'avançaient, rendaient la vie impossible pour Al-Qalasadi .
Al-Qalasadi est décrit comme un spécialiste dans la répartition d'héritages qui ont pris les premiers pas vers la présentation du symbolisme algébrique. Ses contributions au symbolisme algébrique étaient d’utiliser des mots courts Arabes, ou seulement leurs lettres initiales, comme symboles mathématiques. En particulier il a utilisé
wa veut dire "et" pour +illa veut dire "moins" pour -fi veut dire "fois" pour ×ala veut dire "sur" pour ¸j de jadah veut dire "racine"sh de shay veut dire "chose" (x, l’inconnue) m de mal pour x2k de kab pour x3l de yadilou pour =
Al-Qalasadi a écrit plusieurs livres sur l’arithmétique et un sur l’algèbre. Quelques uns sont des commentaires comme son commentaire sur le Talkhis amal al-hisab (Résumé d'opérations arithmétiques) par Al-Banna mathématicien Marocain mort 100 ans avant Al-Qalasadi .
Son important traité était al-Tabsira fi'lm al-hisab (éclaircissement de la science de l'arithmétique). C'était un texte difficile et avait de l'ampleur suivant l'exemple de Ibn Al-Banna, Al-Qalasadi l'avait suivi en écrivant une version plus simple qui il avait appelé le Dévoilement de la science de l'arithmétique. Même s’il l’avait considéré trop difficile pour être utilisée dans l’enseignement, cependant il avait écrit une troisième version le Dévoilement des secrets de l'usage des lettres tumultes.
Les deux simples versions de Al-Qalasadi en arithmétique ont eu une popularité dans l’enseignement de l’arithmétique en Afrique du Nord et les travaux étaient utilisés pour plus de 100 ans. Il est maintenant sûr que, en dépit qu’il étaient des manuels populaires d’enseignement, il y avait peu d’originalité dans travail de Al-Qalasadi.

Shehab Al Din ibn Ahmed Majid :

Shehab Al Din ibn Ahmed Majid est né dans Julfar ( Ras Al Khaimah d'aujourd'hui) en 1430. Il est considéré comme l'un des plus grands navigateurs musulmans, surnommé " Le Lion de la Mer". Les comptes historiques montrent qu'Ibn Majid a aidé l'explorateur Portugais célèbre Vasco de Gama dans ses voyages en le dirigeant vers Inde qu'il a atteint par le cap Horn en août 1498. Ibn Majid est descendu d'une longue ligne de navigateurs et savants. Il était le fils et petit-fils de navigateurs professionnels et a compilé 40 manuels sur la mer, incorporer des travaux du 10e siècle aussi bien que ceux de sa propre famille. Peut-être le plus important dans ces manuels est la grande explication des courants et vents dans les mers dans lequel il a navigué tel que les vents des moussons qui l' ont aidé a naviguer vers l' Inde. Il a été instruit par son père et a mémorisé le Sacré Coran à un âge tôt, dans la manière traditionnelle d'instruction islamique. Avec ses compétences de la navigation qu'il a apprises de ses ancêtres, il a aussi étudié la géographie, l'astronomie, et la littérature arabe.
Il était un des compilateurs les plus célèbres de manuels de mer. En 895 AH (1489), Ibn Majid a complété son célèbre livre "Les Avantages et Principes d'Océanographie " qui est divisée en 12 sections. Le livre couvre les origines de navigation, compas, itinéraires navals, météorologie astronomique, renseignements sur la Mer arabe, la Mer Rouge, et l'Océan indien aussi bien que renseignements surdes îles tel que Madagascar et les Comores.

Hassan Alwazzan :

Al Hassan ibn Muhammad al Wazzan az Zayyati al Fasi (1485,1554)

Al Hassan al Wazzan naquît vers 1485 à Grenade qui était alors encore musulmane. En 1492.Sa famille s'exila à Fès au Maroc où il fut instruit. Il y appris le commerce et se vit confier des missions diplomatiques dans le nord de l'Afrique. Il effectua aussi beaucoup de voyages dans le monde musulman : à Constantinople, à Tombouctou, au Mali, dans la vallée du Niger et en Egypte où il remonta le Nil jusqu'à Assouan.
En 1517, alors qu'il revenait d'un voyage en Égypte, il fut enlevé par des pirates italiens. Mais ceux-ci ayant remarqué son intelligence, l'offrirent en cadeau au pape Léon X . On le noma léon l'africain en 1520.
Durant son séjour en Italie au service du pape, il enseigna l'Arabe à Bologne et fréquenta nombre de lettrés. Vers 1525-1527, il écrivit ses fameuses Descriptions de l'Afrique, ouvrage rédigé en Italien qui est encore la principale source de renseignements sur l'Islam de cette époque.
On ne sait comment se termina sa vie. Est-il mort à Rome ? Est-il retourné à Tunis pour retrouver sa foi première comme il en avait émis le souhait dès 1525 ? Les troubles qui ont déchiré l'Italie à cette époque (dont le sac de Rome en 1527) l'ont probablement poussé vers ses origines.

Al-jayyani ( Alhayyani) :

Abou Abd Allah Muhammad ibn Muadh Al-Jayyani (né en 989 à Cordoue en Espagne, mort en 1079 à Jaïn en Andalousie)
Le travail d'Al-Jayyani sur la proportion est certainement son plus intéressant travail sur les mathématiques. Une traduction anglaise de ce traité remarquable est disponible. Dans ce travail, Al-Jayyani défend les Eléments d’Euclide.
Vahabzadeh écrit:
La définition d’Euclide, dans le Livre V de ses "Eléments" de la proportionnalité de quatre magnitudes donne l’apparition de nombreux commentaires. De ces commentaires on a sélectionné deux[ un de Al-Jayyani] dont l’objectif n'était pas la critique de point de vue d’Euclide mais plutôt de le justifier en essayant de rendre explicite les suppositions d’Euclide au-dessous.
Il y a cinq magnitudes que d'après Al-Jayyani, sont utilisées dans la géométrie; le nombre, la ligne, la surface, l’angle, et le solide. Ni Euclide ni tout autre mathématicien grec aurait considéré "le nombre" comme une magnitude géométrique, mais Al-Jayyani a besoin de la notion pour sa définition de la proportion qui suit l'idée Arabe du "nombre". Après avoir prétendu que chaque personne intelligente a un concept de base de la proportion, Al-Jayyani déduit des propriétés supplémentaires basées sur " la définition communément comprise." de justifier son approche, il écrit: Il n'y a pas de méthode pour rendre clair ce qui est déjà clair dans lui-même.
Il connecte alors cette idée de la proportion avec ce qui était donné par Euclide.
Al-Jayyani montre ici une compréhension comparable avec celle d'Isaac Barrow qui est considéré habituellement comme le premier a avoir compris vraiment le Livre V d’Euclide.
Un autre travail de grande importance d’Al-Jayyani est Le livre d'arcs inconnus d'une sphère, le premier traité sur la trigonométrie sphérique. Le travail, qui est publié avec une traduction espagnole et un commentaire, contient des formules pour des triangles rectangles, la loi générale de sinus, et la solution d'un triangle sphérique au moyen d’un triangle polaire.
Al-Jayyani avait une forte influence sur les mathématiques Européennes. En plus des traductions de ses travaux de l'Arabe, son travail avait influencé certains mathématiciens Européens. Un article argumente que les sources de Regiomontanus étaient Le livre d'arcs inconnus d'une sphère. Parmi les ressemblances entre le traité d’Al-Jayyani et celui de Regiomontanus sont la définition de proportions comme des nombres, le manque d'une fonction tangente, et une méthode similaire de résoudre un triangle sphérique quand tous côtés sont inconnus.
Un autre article décrit le traité Kitab al-asrar fi nata'ij al-Afkar (Le livre des secrets sur les résultats de pensées), a attribué à Al-Jayyani sur la base d'évidences internes avec sa date. Le travail étudie des hydrauliques et des horloges de l'eau
Le travail par Al-Jayyani sur l’astronomie était aussi important. Il avait écrit sur le matin et le crépuscule du soir, calculant passablement une valeur exacte de 18° pour l'angle du soleil en dessous de l'horizon à l’aurore et à la fin du crépuscule du soir.
Dans le Tabulaire Jahen Al-Jayyani donne des informations permettant le calcul du temps du jour, le calendrier, la nouvelle lune, les éclipses et l’information exigée pour le chronométrage et les direction pour les prières. Comme était commun à ce temps, il n’y avait pas seulement l'information astronomique dans le travail mais aussi l’information astrologique sur les horoscopes. Al-Jayyani semble avoir un respect considérable pour les données astronomiques de
Al-Khawarizmi qu' il avait utilisé librement, mais il repousse les idées de Al-Khawarizmi sur l’astrologie. Beaucoup de travaux sur l’astrologie de Al-Jayyani sont basés sur des sources hindoues.

Histoire de la médecine Arabe :

A l’heure des thérapies géniques, des greffes d’organes et du scanner qui représentent les points forts de la médecine, rare sont ceux qui connaissent le rôle jouer par les savants Musulmans dans l'histoire de la médecine.
La civilisation islamique appartient aux grandes civilisation et la médecine musulmane fait partie de ce patrimoine. La situation géographique de monde musulman entre le monde méditerranéen et l’Orient plus ou moins lointain , a favorisé le rayonnement de sa médecine grâce à la langue arabe , commune de l’Andalousie et à l’Asie Centrale.
Le mot science est cité dans plus de 160 versets du Coran. Dans l’Islam, l’harmonie doit régner entre le savoir et la foi , les lumières et la religion .
L’essor du savoir à travers l’élaboration des traductions et la rédaction des traités originaux se place aux débuts de l’époque abbaside à Bagdad . Auparavant, c’est en Syrie centre du 1er empire Omeyyade que les musulmas se sont initiés aux disciplines scientifiques.
Le Calife Al Walid Ibn Abd Al Malik ( m. 715) a construit le 1er hôpital à Damas (Bimâristân).
Le Calife Al Ma’mum qui régna de 813 à 833 est le modèle de ces princes croyants éclairés amis des Lettres et des Sciences. A son époque Bagdad était devenu le berceau de la Médecine Arabe . La Maison de la Sagesse " Bayt Al Hykma " abritait les savants les plus illustres, sans distinction ni de leur religion ou de leur race . Cette maison comptait les livres les plus recherchés.
A la fin du IX siècle , vont naître des pouvoirs régionaux autonomes, en Espagne, en Egypte et en Syrie , rivaux des califes abbasides, et de nouvelles capitales scientifiques apparurent à Cordoue (Andalousie) , Kairouan (Maghreb), Le Caire (Egypte) , Damas (Syrie) , et Shiraz (Iran).
L’essor de ces " métropoles régionales " a favorisé la diffusion géographique du savoir et entre autre du savoir médical. Parmi ceux qui influencèrent profondément le cours de la médecine arabe médiévale , voici quelques noms à retenir en priorité :

AL RAZI (Rhazes) , né en 865 , philosophe, mathématicien, astronome, alchimiste , et médecin à l’hôpital de Bagdad . Il rédigea 184 traités dont 61 relevant de la médecine . On lui doit une description détaillée de la variole , de la rougeole . . .

IBN SÎNA (Avicenne) m. en 1037. Il a laissé une œuvre immense avec des ouvrages en particulier de philosophie et de médecine dont le plus célèbre de tous est le Canon (Al Quanoun fil Tibb) formidable oeuvre médicale encyclopédique qui a constitué la base de l’enseignement médical à la fois en Orient et en Europe jusqu’à une époque récente et figure dans le plus ancien programme d’étude connu, celui de l’Ecole de Médecine de Montpellier.

AL MAJOUSI Il a laissé un ouvrage magistral qui porte à son apogée la réflexion sur le savoir médical gréco - arabe : le livre royal (Al Kitabb Al Malaki) qui est un livre de synthèse des connaissances médicales que cultivaient ces deux civilisations.

IBN RUSHD ( Averroès) né à Cordou en 1126 et mort à Marrakech en 1198. Juriste, philosophe et médecin. Ses connaissances s’illustrent dans son traité " Les généralités médicales " (Kitab Al Kulliyat fil Tibb).

D’autres savants non moins célèbres et dont les manuscrits sont précieusement répartis à travers les bibliothèques et les musées du monde entier et pour ne citer que les plus connus :

AL ZAHRAOUI célèbre par son traité de chirurgie (Al Makala fil Amal bi I yad) décrivant la cautérisation , l’incision, l’amputation , les fractures , les luxations et l’obstétrique.

Ibn AL NAFIS qui décrivit le premier la petite circulation pulmonaire.

Ibn Al Arabi :

Abou Bakr Mohammed Ibn Al Arabi, surnommé « Mohyiddine », naquit à Murcie, au sud-est de l’Espagne le 28 juillet 1165. Il fit ses études à Séville. Pendant son adolescence, il y vécut une circonstance qui bouleversa complètement le cours de son existence. Il tomba gravement malade. La fièvre entraîna un état de profonde léthargie. Son entourage le crut d’abord mort. Son père, angoissé à son chevet, récitait la Sourate Yassîn,. Mais Ibn Arabi ressortit de son expérience à la frontière de la mort.
Sans qu’il eut fréquenté les cercles d’érudits, ses connaissances intuitives se multiplièrent et se manifestèrent avec netteté dans son milieu familial. Son père en fut perplexe. Comme il était un ami intime d’Ibn Rochd, sous un prétexte quelconque, il l’envoie chez le philosophe curieux de connaître les sources de son savoir.

Entre les années 1193 et 1200, Ibn Arabi parcourut différentes régions de l’Andalousie et du Maghreb en quête du savoir. Cordoue, Fès, Tlemcen, Bougie, Tunis…marquèrent les étapes de ses itinéraires successifs. Il rencontra de nombreux oulémas et personnages saints. Il assista à de nombreuses conférences. Sa formation lui permit d’élaborer en 1198, l’ouvrage : « Mawaqui al-nojum» qui décrivait l’introduction à la vie spirituelle. Il y consigna les principales phases du spiritualisme. En résumé, il convient de citer deux de ses nombreuses œuvres les mieux connues :
1. Nosus-al Hikam (la sagesse). Ibn Arabi précisa dans quel esprit il se mit à l’œuvre : « je ne suis ni un prophète, ni un Envoyé, je suis simplement un héritier, quelqu’un qui laboure et ensemence le champ de sa vie future. » Les prophètes auxquels sont consacrés les chapitres sont médités comme des modèles de sagesse.
2. Le livre des conquêtes spirituelles de la Mekke, qui est une référence de la spiritualité en Islam.
Au crépuscule de sa vie, la réputation d’Ibn Arabi gagna tout l’Orient. Il se fixa à Damas en 1223. Il y mourut le 16 novembre 1240, entouré de sa famille, de ses amis et de ses disciples. Il fut enterré au Nord de Damas dans le faubourg de la Salihiya, au pied du mont Quassioun.

Al-Zahrawi :


Parmi les maîtres qui illustrèrent la science médicale, trois sont postérieurs à Avicenne: Abhomer ou Avenzoar (Abu Marwan Ibn Zuhr, m. en 1178), Averroès (Ibn Rushd, m. en 1198) et Maimonide (Abu 'Imran Musa ben Maymun ben 'Abd Allah, m. en 1204).
Abulcasis (Abu 'l-Qasim al-Zahrawi, m. en 1013) est antérieur à Avicenne. Il est, chez les Arabes, le meilleur représentant de la chirurgie, domaine dans lequel son ouvrage Al-Tasrif eut la même autorité que le Canon d'Avicenne en médecine. La partie de cette œuvre (le trentième traité) qui est spécialement consacrée à la chirurgie a été éditée à part et constitue le premier écrit médical qui donne des figures d'instruments de chirurgie.
En occident il est connu sous Abulcasis, il est né en 936 ap.jc à Madinat Zahra dans le voisinage de Cordoba. Il est devenu un des chirurgiens les plus renommés de l'époque Musulmane et était le médecin du Roi Al-Hakam-II d'Espagne. Après une longue carrière médicale riche avec une contribution originale considérable, il est mort en 1013 ap.jc.
Le "Tasrif" contient trois livres. Le premier a trait à la cautérisation, dont l'abondant usage dans la médecine arabe remonte à une recommandation du prophète; Abulcasis conseille d'y recourir dans divers cas de désordres chirurgicaux mais aussi dans l'apoplexie, l'épilepsie, les dislocations de l'épaule, de même que dans l'hémorragie artérielle, après avoir pratiqué au préalable une compression avec les doigts.
Le deuxième livre décrit les interventions pour lesquelles on fait usage du bistouri, ainsi que la chirurgie oculaire et dentaire, l'opération de la pierre, l'obstétrique, l'extraction des flèches, etc.; il recommande l'emploi des dents artificielles en os de bœuf; il dépeint également les méthodes de traitement des blessures, les nombreuses sutures possibles, les instruments à utiliser.
Enfin, le troisième livre traite des fractures et des luxations, et mentionne la paralysie consécutive à la fracture de l'épine dorsale; il décrit la position gynécologique, connue sous le nom de "position de Kalcher", et signale certains appareils gynécologiques.

Ibn Jabir Aflah :


Ibn Jabir Aflah est souvent connu par la forme Latin de son nom, à savoir Geber. Bien qu'il ne soit pas le meilleur mathématiciens arabes, il est plus connu depuis que ses travaux ont été traduits dans le latin, et que donc ces traveaux ont été étudiés par les mathématiciens européens.
Peu de renseignements sont disponible concernant la vie de ibn Jabir d'Aflah. On sait qu'il est d'origine Andalous ,de Séville parcequ'on le surnomme " al - Ishbili " qui veut dire " de Séville ".
Ibn Jabir Aflah a inventé un instrument d'observation connu comme le torquetum, un appareil mécanique qui permet la transformation entre systèmes de coordonnée sphériques . Il a aussi donné son nom à un théorème dans la trigonométrie sphérique, et ses critiques de l'Almagest de Ptolémée sont bien connues. Ces critiques paraissent dans ibn Jabir le travail le plus célèbre d'Aflah "Islah al - Majisti " (Correction de l'Almagest). Lorch explique la critique la plus célèbre d'Aflah, à savoir le placement de Ptolémée de Vénus et Mercure en dessous le Soleil, à ibn Jabir. Ptolémée a réclamé que ces planètes ne pourraient jamais être sur terre sur une ligne entre un observateur et le soleil., mais ibn Aflah mentionne que c'est une erreur, et que Vénus et Mercure sont au-dessus du Soleil.

L'Océan Atlantique musulman :

par Christophe Picard
De la conquête arabe à l'époque almohade : Navigation et mise en valeur des côtes d'al-Andalus et du Maghreb occidental (Portugal-Espagne-Maroc)

Depuis le IXe siècle, à l'ouest de la bande étroite du détroit de Gibraltar, l'océan jouait un rôle unificateur entre les deux régions musulmanes limitrophes de l'océan Atlantique, à savoir al-Andalus et le Maghreb. L’étude des sources arabes et chrétiennes, ainsi que l'apport de l'archéologie, ouvre sur un monde maritime jusque-là négligé des structures politiques, économiques et sociales complexes qui impliquaient pêcheurs et marchands. les grandes familles contrôlaient le pouvoir et possédaient terres et capitaux, à Séville, Silves ou Ceuta. La conquête d'al-Andalus atlantique mit un terme aux progrès de la navigation musulmane sur un espace maritime que les marins portugais allaient à leur tour exploiter. »
Avant les chrétiens, les musulmans mirent en place une navigation saisonnière qui permit aux Andalous et aux Berbères de transporter les produits du Sahara et les denrées agricoles des riches plaines atlantiques du Maghreb en échange d'huile d'Aljarafe ou de produits artisanaux des villes andalouses, et de naviguer sur les eaux de la Méditerranée, en Afrique du Nord et à Alexandrie. Ce n'est pas par hasard si le premier arsenal des Omeyyades d'al-Andalus fut construit, après la première attaque des Vikings à Séville, presque un siècle avant l'aménagement d'Almeria; pas plus que le choix des Almohades d'installer leurs capitales sur le versant atlantique de leur empire, à Marrakech, Rabat et Séville.

Au temps où l'arabe régnait sur les sciences :

EXPOSITION : L'Institut du monde arabe évoque l'âge d'or des sciences arabes
en 200 objets, du VIIIe au XVe siècle.

Jamais probablement une exposition n'a aussi bien répondu à la vocation de l'Institut du monde arabe. Evoquer «L'Age d'or des sciences arabes», comme son titre l'indique, c'est tout simplement évoquer l'âge d'or de la civilisation arabe. Et c'est rappeler combien l'humanité est redevable de ses productions. On citera pêle-mêle l'usage du zéro, l'invention de l'algèbre, la transmission à l'Occident de la plupart des textes grecs, le perfectionnement de l'astrolabe, la découverte de la circulation pulmonaire, l'agronomie...
Entre le VIIIe et le XVe siècle, une communauté linguistique vit son apogée des contreforts des Pyrénées à Samarkand. Avicenne, Averroès, Rhazès, Alhazen et bien d'autres savants, d'origines régionales et religieuses fort diverses, soufflent de concert des lumières si éclatantes qu'il suffit, encore aujourd'hui, de simplement les rappeler pour démontrer que l'islam fanatique n'est qu'un obscurantisme. Quelques-uns s'en chargent aujourd'hui, ils sont encore trop rares. Tel Ahmed Djebbar, le commissaire scientifique de l'exposition.
Ce mathématicien et historien des sciences, enseignant à l'université de Lille, fut, en Algérie, ministre de l'Education et de la Recherche et conseiller du président Mohammed Boudiaf, assassiné en 1992.
Par sa voix on entend celle des grands sages encylopédistes de l'âge d'or tels Abou el Rihan al-Bayrouni, un génie qui savait à peu près tout ce que l'on savait à son époque (vers 973-1048), qui calcula le diamètre de la Terre sans erreur et discuta même de la possibilité qu'elle tourne bien avant Galilée.

Un mouvement de progrès irrésistible :
Passionné, le geste méditerranéen, Ahmed Djebbar s'enflamme lorsqu'il raconte ces siècles sous-estimés de tolérance et de liberté de pensée. «Le génie des musulmans est de ne rejeter aucun savoir, résume-t-il. Dans les premiers temps de leur grandeur, ils ont commencé, élèves admiratifs et révérencieux, à traduire pendant cent cinquante ans des milliers d'ouvrages des maîtres grecs mais aussi indiens, latins, chinois, hébreux, mésopotamiens. Puis ils ne se sont pas arrêtés là. Non contents de propager le savoir, ils ont innové dans un mouvement de progrès irrésistible qui nous mène jusqu'à la Renaissance.» Tant il est vrai que la temporalité du savoir et de l'intelligence est autre que celle des guerres et de la politique.

L' ASTROLABE :

Genre d'Astrolabe qu'on trouvait dans les Mosquées

Un astrolabe est un merveilleux instrument qui nous vient de l'antiquité et qui fut tout particulièrement développé dans les pays musulmans. Son rôle est de donner pour un point géographique donné de la Terre. Une grande quantité de renseignements regroupés sur un seul cadran : l'heure sidérale, l'heure locale moyenne, la marche du Soleil dans le ciel avec sa hauteur et son azimut, la date approximative et le mois, l'heure du lever et du coucher du Soleil, la durée du jour et de la nuit, la durée du crépuscule, enfin tout ce qu'il faut savoir sur le temps des prières pour les musulmans, et ceci avec une très grande précision , c’est pour ça que l'astrolabe faisait partie du mobilier rituel de la mosquée.

C'est une plaque en cuivre ou en fer qui peut avoir les formes, entre autres, d'un disque, d'un quart de cercle, ou même d'une sphère. Grâce à la graduation d'une de ses plaques et à son alidade, il sert à mesurer la hauteur des astres ou du soleil, et s'il est bien perfectionné, à déterminer la direction des points cardinaux, et partant de la qibla. De là le grand usage des différentes formes de l'astrolabe par les astronomes, les navigateurs, les architectes, et même les géographes (surtout dans le domaine de la cartographie.). Selon Ibn Nadim, le premier astrolabe arabe était fait par Ibrahîm Ibn Habîb Al-Fazâri. Puis des traités succédèrent à tel point qu'on peut assigner à chaque astronome musulman au moins un ou deux ouvrages sur cet instrument.
Ces traités peuvent être réparties en deux catégories : les traités de conception, d'une part, et les traités d'utilisation de l'autre. A titre d'exemple, l'Etude exhaustive des méthodes possibles pour construire l'astrolabe est un ouvrage dans lequel Al-Birûnî [362-440H / 973-1048] "présente encore des modèles servant à montrer la marche du soleil et de la lune (boîte à lune) comme aussi le mécanisme des éclipses." Et après l'insertion des planches des planètes dans l'astrolabe par les astronomes musulmans, ils parvenaient à calculer le mouvement apparent des planètes connues, avec une précision impressionnante. Ibn al-Zerqellu [1029-1087] trouva même le moyen de réduire ces diverses planches à une seule 'planche des sept planètes', dont l'avers en porte quatre et le revers trois, le même tracé d'épicycle servant pour toutes. "La plus grande curiosité de cette œuvre,'' selon Dominique Urvoy, "est le dessin des orbites non pas circulaires mais 'ovoïdes' (baydi)."il S'agit-il ici de la première loi dite de Kepler? Nombre de chercheurs et d'historiens de la science ont cité l'idée que du matériel astronomique musulman était bel et bien exporté en Occident médiéval. A cet égard, Sedillot nous apprend qu' "Au Moyen Age, l'instrument astronomique par excellence est l'astrolabe qu'en pays d'Islam, savants ingénieux et artistes habiles perfectionnent à l'envie." Sigrid Hunke mentionne elle aussi que: "l'astrolabe fut chaleureusement accueilli par l'occident. C'est au cours du Xè s. qu'en souvenir de leur séjour dans les universités arabes, de jeunes étudiants rapportèrent en Europe les premières de ces oeuvres d'art finement ciselées… Pendant trois siècles on se contenta de les importer. Et les Musulmans, sachant combien les Chrétiens recherchaient leurs articles, en fabriquaient tout spécialement pour l'exportation qu'ils ornaient d'inscriptions latines.

Cet astrolabe exceptionnel, mondialement connu, est daté et signé : réalisé par Abu Behr Ibn Yussuf au Maroc en l'an 1208. L'instrument est complet, avec tous ses disques (les tympans) permettant de changer les points de vue du ciel selon la latitude du voyageur qui utilise instrument.

La première coupe du Maroc 1956-1957 :

Feu Mohamed V remet le trophée de la 1° Coupe du Trône 1956-1957
au capitaine du Mouloudya Club d' Oujda ( MCO )

OUJDA des années 1920 :

Vues du marché couvert d'Oujda dans les années 1920



De l'eau sur MARS :


Prîme de l'insécurité :


Quel jacuzi ?

Le jacuzi de luxe Le jacuzi de guerre


Attention à la hauteur des ponts :


Une consommation d’énergie optimisée réduit les coûts mais pas les prestations.

Dans votre entreprise, vous avez:
- Une consommation énergétique intense (production de mouvement, de chaleur ou de froid, aération, air comprimé ou éclairage)
- Une émission de CO2 importante
- Un bâtiment administratif qui entraîne d’importants coûts énergétiques


Identifiez votre potentiel d’économie pour atteindre les objectifs suivants pour votre entreprise:

- éviter des taxes énergétiques inutiles aux cantons et à la Confédération
- moins polluer l’environnement
- diminuer les frais d’entretien
- planifier les investissements de façon optimale
- améliorer la sécurité d’approvisionnement
- augmenter la qualité de vos conditions de production (par ex. par un éclairage correct, une température agréable)
- collaborer avec un partenaire expérimenté


Module de base électricité – pour une vue d’ensemble
La base complète, consistant des éléments conseil, analyse, rapport et présentation, permet d’identifier le potentiel d’économie et l’état de vos installations et consommateurs électriques. Les propositions de mesures concrètes et le conseil pour la marche à suivre vous aident à atteindre vos objectifs. Le module de base comprend les prestations suivantes:
- Visite de l’ensemble de l’entreprise: aperçu détaillé des installations et propositions de mesures.
- Contrôle électricité: analyse de votre facture d’électricité et représentation des différents composants de coûts.
- Etudes des charges: le profil de votre consommation électrique décèle d’éventuels potentiels d’économie.
Les modules électricité – pour des connaissances approfondies:
Le module de base vous donne une vue d’ensemble, les modules complémentaires vous fournissent des connaissances approfondies pour des installations spécifiques afin d’encore optimiser vos coûts énergétiques. Les effets de synergie avec le module de base vous permettent de profiter de prix avantageux.Si vous n’avez pas besoin d’une vue d’ensemble mais souhaitez vous concentrer sur un problème énergétique particulier, vous pouvez également utiliser un module complémentaire individuel.

Les modules complémentaires et individuels électricité couvrent les domaines suivants:
- Contrôle électricité : Ce module analyse en détail les coûts d’électricité sur un an. Les différents tarifs (tarif diurne, tarif nocturne, puissance, courant réactif) sont alors décrits séparément et comparés aux valeurs de l’année précédente.
- Air comprimé : Ce module a pour but de décrire un réseau d’air comprimé existant, y compris la production d’air comprimé, en vue d’un fonctionnement optimal, d’une proportionnalité des fuites raisonnable (si possible) et d’une définition judicieuse du profil d’air comprimé donné.
- Froid : Ce module comprend l’évaluation de l’état, de l’efficacité et du fonctionnement des installations frigorifiques.
- Aération/climatisation : Ce module comprend l’évaluation de l’état, de l’efficacité et du fonctionnement des installations d’aération et de climatisation existantes.
- Production de chaleur électrique : Ce module comprend l’évaluation de l’état, de l’efficacité et du fonctionnement des générateurs électriques de chaleur (chauffages directs et pompes à chaleur).
- Gestion des charges : Ce module permet d’examiner une entreprise en termes de potentiels d’économie en relation avec la pointe de charge. Les mesures organisationnelles sont alors examinées tout autant que les mesures d’automatisation (système de contrôle de l’énergie).
- Analyse de la charge régulière :Ce module comprend l’évaluation de la charge régulière (consommation électrique importante et constante). Si, le soir et pendant le week-end, la charge régulière dépasse 1/5e de la pointe de charge, une analyse et une évaluation de la charge régulière font sens.
- Alimentation/transformation : Ce module comprend l’évaluation des alimentations et des transformateurs existants en termes de conception, de développement futur, de réserves de puissance et de prescriptions légales.
- Distribution principale basse tension : Ce module comprend l’évaluation d’installations existantes en termes de sécurité de fonctionnement et des normes et directives en vigueur.
- Installation de courant fort : Ce module comprend l’évaluation d’installations de distribution existantes en termes de sécurité de fonctionnement et des normes et directives en vigueur.
- Eclairage : Ce module comprend l’évaluation de l’état, de l’efficacité et du fonctionnement des installations d’éclairage existantes ou prévues.
- Qualité du courant : Ce module cherche les causes de dérangements (défauts de commande, pannes d’appareils fréquentes, etc.). Il comprend l’analyse de la qualité du réseau et l’évaluation selon les normes en vigueur. En complément à l’évaluation de la qualité du réseau, les oscillations harmoniques et la compensation du courant réactif sont elles aussi examinées.
- Centrale de chauffage à distance : Ce module comprend l’évaluation de l’état, de l’efficacité, du fonctionnement et de l’émission de gaz d’échappement (comparaison OPair) des installations existantes.
- Système d’alimentation électrique sans interruption : Ce module a pour objectif d’examiner les systèmes d’alimentation électrique sans interruption en termes de sécurité de fonctionnement et d’optimisation de l’efficacité. En même temps, on vérifie si les accumulateurs sont utilisés dans des locaux présentant des conditions optimales.
- Installation auxiliaire d’alimentation (courant de secours) : Ce module a pour but d’examiner les installations auxiliaires d’alimentation en termes de sécurité de fonctionnement.
- Mesures : Mesures individuelles permettant l’analyse de consommateurs électriques spécifiques.

Cahier des charges minimal pour l’audit énergétique

Objectif :

L’audit énergétique a pour objectif l’établissement d’un état des consommations énergétiques d’un bâtiment ou d'un processus de production compte tenu de ses caractéristiques et de ses usages et l’identification des points d’amélioration de sa performance énergétique et de leur rentabilité.

Exigences:

L’audit énergétique doit établir :

- Une description des caractéristiques du bâtiment ou du processus de production et de ses usages en fonction de considérations énergétiques, y compris les systèmes de gestion et les paramètres clés de la régulation;

- Une analyse globale des flux énergétiques, à savoir les consommations d’énergie pour au moins les trois dernières années écoulées par vecteur énergétique (gaz, fuel, électricité, charbon, etc.) exprimées en unités physiques (kWh, tonne, litre, …), en kWh sur PCI et normalisées (ramenées à une année climatique normale – pour les usages qui le justifient) aboutissant à un tableau des consommations finales converti en énergie primaire (MWh) ; en émission de CO2 (kg de CO2) sur base des coefficients de conversion communiqués par le Ministre de l'énergie ;

- Une identification des points d’amélioration de la performance énergétique du bâtiment classés par ordre de priorité (enveloppe, équipements, gestion, …), avec une estimation de leur rentabilité.

L’audit doit permettre d’élaborer un plan d’action global visant à l’amélioration de la performance énergétique ou d’évaluer la pertinence d’un investissement à réaliser visant à utiliser plus rationnellement l’énergie, à recourir aux sources d’énergies renouvelables ou à la cogénération de qualité

European Energy Award :

La certification européenne et les systèmes de gestion de la qualité pour les villes et pour les communes.

Qu’est-ce que l’European Energy Award?
L’European Energy Award est une certification et un système de gestion de la qualité destinés aux villes et aux communes européennes qui contribuent activement à améliorer l’efficacité énergétique et à augmenter la part des énergies renouvelables.
L’utilisation inefficace de l’énergie gaspille l’argent et les ressources naturelles en polluant l’environnement.
Le programme EEA rappelle aux consommateurs d’énergie que de simples changements dans la manière d’utiliser l’énergie et les ressources naturelles permettent de réaliser des économies considérables et de s’engager en faveur d’un avenir durable.
Associant expertise et outils élaborés, l’EEA est actuellement mis en place en Autriche, en Allemagne, en Irlande, en Italie, en Lituanie, en Slovaquie, en Espagne et en Suisse.
Dans la plupart des pays européens, la législation sur l’énergie a progressé et les technologies moins gourmandes en énergie sont connues. Néanmoins, les mesures visant à économiser l’énergie ne font pas l’objet d’une mise en œuvre systématique. L’EEA permet de surmonter cet écueil à l’aide d’une procédure de certification, d’outils de gestion efficaces, d’actions de formation et de communication.
L’EEA est un outil qualifié pour piloter et contrôler la politique énergétique communale de manière à dresser une liste de toutes les activités liées à l’énergie. Il permet ainsi aux collectivités d’identifier leurs points forts, leurs faiblesses ainsi que leurs potentiels d’amélioration et, surtout, de prendre des mesures efficaces sur le plan énergétique. L’aboutissement des efforts déployés par une commune ou par une ville est rendu visible par l’obtention du label. L’audit standard permet de comparer les performances des collectivités EEA (benchmarking) et aux participants de partager leurs expériences et leur savoir-faire.
Comment ?
L’EEA est un programme d’amélioration continue fondé sur des systèmes de gestion de la qualité utilisés traditionnellement dans les entreprises. Tout d’abord, une analyse énergétique initiale dresse un état des lieux en matière d’efficacité énergétique et d’utilisation des énergies renouvelables. Ensuite, la collectivité met en place un programme de travail à court, à moyen et à long termes afin de garantir que des mesures concrètes d’amélioration seront prises. La collectivité applique ensuite son programme. Chaque année, un audit énergétique recensant les progrès réalisés est effectué. La collectivité peut demander la certification lorsqu’elle a obtenu les points nécessaires.
Qui ?
Une équipe énergie est constituée au sein de la collectivité pour effectuer les démarches requises par le programme EEA.Cette équipe se compose de représentants de l’administration et d’hommes politiques.
Quel est le rôle de l’équipe énergie ?
L’équipe énergie travaille avec un conseiller EEA accrédité pour :
- Dresser un bilan énergétique à l’aide du catalogue d’audit
- Etablir un programme de travail pour la politique énergétique
- Elaborer et réaliser des projets en vue d’augmenter l’efficacité énergétique
- Préparer la documentation pour la procédure de certification.
Certification:
Lorsqu’une collectivité a effectué les démarches nécessaires dans le cadre du programme EEA et que le degré de mise en œuvre des mesures énergétiques correspond au niveau requis, elle peut demander la certification par un audit externe. La certification est octroyée dans deux catégories.

European Energy Award:
Lorsqu’une collectivité obtient 50% du score maximum, l’European Energy Award est décerné par un administrateur local.

European Energy Award GOLD:
Lorsqu’une collectivité obtient 75% du score maximum, l’European Energy Award Gold est décerné par le Bureau européen EEA.

Qu'apporte unauditénergétique ?

Qu’apporte un audit énergétique?
Un audit constitue un formidable outil de base reprenant une analyse plus ou moins détaillée de toutes ou partie des consommations énergétiques d’une entreprise à un moment donné.
L’audit peut servir également de point de départ à l’installation de la comptabilité énergétique : les principales sources potentielles d’économies mis en évidence par l’audit feront l’objet des premières installations de compteurs, …Inversement, les dérives de consommations constatées par la comptabilité énergétique pourront faire l’objet d’étude plus approfondie et donc d’audits.
Quel type d’audit peut-on réaliser ?
On peut distinguer les audits menés en fonction des énergies et des équipements étudiés.
· Audit énergétique complet : cela consiste à étudier l’ensemble des consommations énergétiques et d’identifier les principales sources potentielles d’économies. Ce type d’audit peut être mené
· Sur plusieurs saisons. Cela permet de mieux se rendre compte des réels besoins énergétiques et surtout des dérives en fonction des périodes de consommation et des conditions extérieures.
· De manière plus ou moins approfondie selon les attentes finales du client.
· Audit complet mono – énergie : un seul type d’énergie est étudié.
· Audit process
· Audit bâtiment
· Etude de faisabilité de cogénération et son dimensionnement
· Audit de pertinence d’un investissement déterminé

Comment se déroulent les audits réalisés par DES?
L’objectif de DES lorsque nous réalisons un audit est de
- répondre aux besoins et attentes du client
- fournir au client l’ouvrage énergétique de référence : l’audit va influencer lesinvestissements, les habitudes du personnel,
- constituer un excellent point de départ pour l’installation d’une comptabilité énergétique.
La démarche générale consiste à:
- définir le champs de l’étude : énergies, bâtiments, process, …
- récolter des informations : factures d’énergie, relevé de mesures existantes, donnéesd’une comptabilité énergétique, …
- campagne de mesures ( si nécessaire)
- interprétation des résultats, premières pistes d’économies, réunion avec le personnel technique, échange d’avis, d’expérience, …
- campagne de mesures supplémentaire si nécessaire (autre saison, compléter la 1ère campagne)
- détermination des pistes au potentiel d’économies le plus important, calcul des économies, évaluation des investissements, …
- présentation du rapport final.

A quoi ressemble la comptabilité énergétique ?

Un système de comptabilité énergétique est composé d’une série de compteurs mesurant en temps réel les flux des vecteurs énergétiques utilisés pour le fonctionnement de l’entreprise. Ainsi, on mesurera la consommation en air comprimé destiné à tel processus, la quantité d’eau nécessaire au fonctionnement de telle application industrielle ou encore la vapeur d’eau utilisée pour telle réaction chimique. Ces mesures sont acheminées via un protocole de communication vers la plate forme informatique sur laquelle tourne généralement un programme de comptabilité énergétique (il en existe plusieurs, voir infra). Ce programme est lui-même capable de communiquer avec d’autres applications contrôlant par exemple les volumes de production. Il peut ainsi croiser les mesures énergétiques avec des facteurs explicatifs pertinents (temps, volumes de production, température ambiante, …) afin de produire les ratios les plus pertinents pour comprendre le pourquoi et le comment de la consommation d’énergie en industrie. Un système de comptabilité énergétique permet de fournir au décideur :
- un tableau de consommations qui répond à la question complexe «qui consomme quoi et comment? » ;
- des indicateurs de suivi de ces consommations ;
- des ratios, dont le plus connu est pour les signataires d’accord de branche, l’indice d’efficience énergétique
.

L’audit énergétique: comment s’y prendre?

En pratique, l’audit énergétique se déroule en quatre quatre étapes :
1- Quantification et qualification de l’énergie consommée pour chaque activité.
La qualification consiste à décrire les combustibles utilisés, les températures et les fluides nécessaires à la combustion ainsi que les prix de revient de chaque élément. Quant à la quantification, il s’agit d’évaluer les débits d’énergie consommée par unités de temps.
2 - Calcul des performances du ou des procédés de production.
Cette étape permet de comparer les procédés de production de l’entreprise aux meilleures pratiques disponibles.
3 - Mesure des performances des équipements.
Dans cette étape, la consommation effective de chaque équipement est d’abord estimée et est ensuite comparée à la consommation des équipements lors de leur mise en service.
4 - Formulation de pistes d’amélioration.
Le but d’un audit est évidement de déboucher sur des projets concrets d’amélioration continue. Les projets retenus doivent être rentables sur une période inférieure ou égale à quatre ans.

L’audit répond donc à deux objectifs :
1 - indiquer précisément où agir grâce à une visualisation des inefficiences.
2 - proposer des solutions concrètes grâce aux études de faisabilité et de rentabilité des projets.

Coût et durée :
Un audit dure généralement neuf à douze mois. D’après les audits déjà réalisés par l’industrie du papier en Wallonie (Belgique), les coûts financiers d’un audit s’élèvent à 25000 euros pour une grande entreprise et entre 2000 et 10000 euros pour une PME. Ces frais sont cependant à relativiser puisqu’une partie de ceux-ci sont financés par les
pouvoirs publics . Si l’audit permet de qualifier et de quantifier la consommation énergétique par activité, il reste basé sur des hypothèses et des estimations quant aux mesures réelles d’énergie. Ainsi, une fois l’audit achevé, la mise en place d’une comptabilité énergétique s’impose.

Audit énergétique :


L'expression « audit énergétique » fait référence à la collecte et l'analyse des données disponibles en rapport à l'énergie afin d'établir la ventilation de la consommation énergétique d'une usine selon les départements ou procédés, et à identifier des possibilités d'économie d'énergie dans les divers équipements ou procédés de l'usine. L'audit énergétique peut être relativement rapide, c'est-à-dire ne repérer que les possibilités d'économie les plus évidentes, ou extrêmement complet et détaillé.
Parmi les divers types d'audits qu'il est possible d'effectuer, l'audit énergétique sommaire est le plus simple et donc le moins coûteux. Il permet d'obtenir un examen qualitatif de l'installation en vue de repérer les possibilités d'économie immédiates, ainsi que les équipements et les procédés qui nécessitent un examen plus approfondi. En général, il permet de repérer des possibilités d'économie d'énergie relativement simples, souvent reliées aux mesures de bon entretien des équipements.
L'audit énergétique sommaire convient davantage aux installations où les possibilités d'économie d'énergie et la simplicité des procédés ne justifient pas l'utilisation d'une approche plus détaillée telle que l'intégration des procédés. On pourra effectuer un audit énergétique détaillé pour les équipements, procédés ou usines pour lesquels l'audit énergétique sommaire indique un potentiel intéressant d'économie d'énergie ou pour lesquels un étalonnage par rapport à des usines comparables montre que des gains appréciables semblent encore possibles.Selon la taille et la complexité de l'usine, l'audit énergétique sommaire (incluant l'analyse et la production d'un rapport) peut prendre de quelques jours (pour les installations ou les procédés simples) à plusieurs semaines (pour les grosses installations ayant recours à plusieurs procédés).

Étalonnage par rapport à des usines comparables
L'étalonnage par rapport à des usines comparables (« Benchmarking ») est un outil d’analyse comparative qui permet à une organisation d'évaluer son rendement relativement à celui d'autres usines similaires du même secteur, notamment par rapport aux usines les plus performantes, en se basant sur des paramètres tels que la consommation d'énergie, le coût de l'énergie, la technologie de production utilisée ou d'autres facteurs financiers ou techniques. De plus, elle peut donner une indication du potentiel d'amélioration de la consommation énergétique d’un secteur industriel.Cette analyse comparative présente les résultats d'une collecte de données effectuée dans un secteur industriel donné, ainsi que de l'information sur les meilleurs (mais aussi les moins bons) rendements enregistrés à l'égard des différents paramètres mesurés. Elle indique jusqu'à quel point d'autres compagnies utilisent leurs ressources de façon efficace. L'objectif est d'atteindre et même de dépasser la moyenne sectorielle en adoptant et en adaptant les meilleures pratiques en terme d’économie d’énergie de façon à demeurer compétitif.Le « Benchmarking » donne aux dirigeants et au personnel de l'usine des orientations pour trouver les procédés et équipements les plus prometteurs en ce qui a trait aux possibilités d'économie d'énergie. Cependant, pour être efficace, cette analyse doit être effectuée au niveau de chaque procédé ou équipement d’importance. Elle doit aussi considérer chaque source d’énergie (par exemple, électricité, gaz, huile, etc.) de façon séparée. Si elle est basée sur des statistiques globales concernant la consommation d'énergie de l’ensemble de l’usine, elle ne fournit que peu d'indications sur les inefficacités énergétiques et ne permet donc pas d’identifier les procédés ou équipements qui nécessitent une attention particulière en vue d’en améliorer l'efficacité énergétique.Les renseignements de base qui permettent de réaliser une analyse comparative efficace sont :
La connaissance de l'usine
La connaissance de l’efficacité énergétique moyenne de l'industrie
La connaissance de l’efficacité énergétique et des pratiques des chefs de file de l'industrie

Lorsque les résultats de cette analyse sont connus, on peut intégrer les meilleures pratiques de l’industrie ou effectuer un
audit énergétique détaillé sur les procédés ou équipements où le rendement énergétique est faible et où il est probable qu'il existe des possibilités d'amélioration. Audit détaillé d'équipements ou de procédés
L'expression « audit énergétique » fait référence à la collecte et l'analyse des données disponibles en rapport à l'énergie afin d'établir la ventilation de la consommation énergétique d'une usine selon les départements ou procédés, et à identifier des possibilités d'économie d'énergie dans les divers équipements ou procédés de l'usine. L'audit énergétique peut être relativement rapide, c'est-à-dire ne repérer que les possibilités d'économie les plus évidentes, ou extrêmement complet et détaillé. Il se distingue de
l'intégration des procédés principalement parce qu'il ne tient pas compte de façon systématique des interactions qui existent entre les divers procédés et équipements. En d'autres mots, il ne porte pas sur la conception ou la configuration de l'ensemble de l'usine mais plutôt sur des composants souvent pris de façon pratiquement isolée.L'audit énergétique détaillé est effectué pour les équipements ou procédés pour lesquels l'audit énergétique sommaire indique un potentiel intéressant d'économie d'énergie ou pour lesquels un étalonnage par rapport à des procédés comparables montre que des gains appréciables semblent encore possibles. Il peut englober l'analyse détaillée du système de production et de distribution de vapeur en vue d'abaisser la pression de vapeur et d'augmenter la production d'électricité, l'optimisation de gros fours ou de chaudières de puissance ainsi que l'analyse approfondie des procédés énergivores tels que les colonnes à distiller, les séchoirs de machine à papier, les évaporateurs, etc.

vendredi 22 décembre 2006

L’ Histoire de FEZ

Doyenne des villes impériales, Fez fut fondée en 789 après JC par Idriss Ier, un descendant du prophète. Son fils, le sultan Idriss II, décide en 809 d'y établir le siège de la dynastie. Dès 818, le sultan accueille dans sa cité 8 000 familles de musulmans andalous. Sept ans plus tard, cette nouvelle population est renforcée par l'arrivée de juifs et de Kairouanais(Tunisie). Riche de ces multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux, Fez devient rapidement le centre religieux et culturel du Maroc.


De nos jours, Fez est sans doute la ville la plus authentique d'Afrique du Nord. Le rayonnement intellectuel de son université coranique, sa célèbre mosquée Karaouiyne, ses trésors de l'art arabo- andalou, sa médina médiévale de Fez el-Bali et ses artisans de grand talent en font la gardienne des traditions de l'islam. Idriss Ier, persécuté par les Abbassides de Bagdad , se réfugie chez les Berbères du Maroc central. En 789, il fonde sa capitale sur la rive droite de l'OUED Fez. Elle sera la première ville islamique du pays. Son jeune fils, Idriss II, accueille plusieurs centaines d'Arabes venus du Maghreb central et d'Espagne. Le quartier des Andalous - El Adoua - est fondé par les musulmans réfugiés d'Espagne en 818. Près de mille quatre cents familles andalouses arrivées de Cordoue s'y installent. Sept ans plus tard, expulsées de Kairouan (actuelle Tunisie), trois cents familles d'artisans et de commerçants riches, instruits, habitués à la vie urbaine, s'établissent à l'ouest de la rivière dans le quartier dit des Kairouanais .Youssef Ben Tachfine, assiège Fez en 1063 et pénètre dans la cité en 1069.L'écrivain Abou Obeid el-Bekri la décrivait ainsi : "Fez se compose de deux villes, l'une à côté de l'autre et entourée chacune d'une muraille. Elles sont séparées par une rivière très rapide qui fait tourner les moulins et que l'on traverse au moyen de ponts." Les deux cités comptent une nombreuse population avec une forte minorité juive. Le vainqueur almoravide s'empresse d'abattre les murailles, d'établir une enceinte unique et de bâtir, à l'écart, une forteresse. Fondateur de Marrakech, le nouveau souverain ne choisit pas Fez comme capitale.
La ville connaît cependant un essor artistique et intellectuel marqué par l'édification en 1096 du COLLÈGE DES PATIENTS ALMORAVIDES, médersa pourvue d'une bibliothèque, et par la réouverture de la route de l'or saharienne.
Les succès des chorfa saadiens dans le Sud permettent aux vainqueurs de s'installer à Marrakech en 1524 et de s'emparer de Fez en 1549. La ville perd son rang de capitale en faveur de Marrakech. Au début du XVIIe siècle, Fez connait des épidémies de peste, la famine, la misère et les guerres civiles dépeuplent la cité. UNE PUISSANCE POLITIQUE
En 1666, Moulay Rachid rétablit l'ordre, relance le commerce et choisit à nouveau Fez comme capitale. Après une longue période d'agitation dans la première moitié du XVIIIe siècle, la ville retrouvera son calme et son prestige au XVIIIe siècle, grâce à l'alliance de l'armée et des dirigeants de la vieille université de la Qaraouiyne,siège d'une véritable force politique.

- Mellah :

Pour protéger la population juive grandissante, le Sultan Moulay Yacoub installe les juifs dans la nouvelle ville qu'il se construit Fes Eljdid, à l'ombre de son palais. Fès redevient un centre d'études juives important et une pépinière de rabbins. Cette situation se détériore lentement et en 1391 lors de la vague de persécution qui s'abat sur les juifs d'Espagne, la plupart des refugiés prefereront l'Algerie au Maroc. Le premier quartier reservé aux juifs est fondé à Fès à cette époque dans une zone reservée au commerce du sel d'ou le nom donné : Mellah .
Le mellah le plus important du Maroc est celui de Fès, qui fut dailleurs le premier quartier juif séparé et date de 1438. A cette époque de fanatisme encouragé par la dynastie des Almohades, le sultan, désireux de protéger les populations juives de la ville, fit construire pour elles un quartier réservé à Fès el-Jedid à proximité du palais royal. Lorigine du mot mellah n'est pas claire : l'emplacement du mellah aurait été localisé sur une terre salée , donc incultivable. Selon une autre interprétation, plus plausible apparemment, les juifs étaient chargés de la tâche peu ragoutante de saler les têtes coupées des contestataires et autres révoltés contre le régime en place avant quelles ne soient exposées sur la place du marché... Quelle que soit l'origine de ce toponyme, il s'étendit rapidement à tous les quartiers juifs des villes du Maroc.

- Mosquée des andalous :

Elle fût élevée en 859-860 par Mariyam, sour de Fatima el Fohriya. Ses limites actuelles remontent au temps d'al Nasir l'Almohade. Les Mérinides la dotèrent d'une fontaine dans la cour et d'une bibliothèque. Sous les Alaouites Moulay Ismaïl procèda à sa rénovation.On accède au quartier des andalous par les tanneries de Chouara ou par Bab Ftouh. Fondée au IXe s., la mosquée des Andalous fut, à l'origine, un simple oratoire. Elle est célèbre pour sa grande porte nord, ornée de zelliges et d'un auvent de bois sculpté.

- Mosquée karaouiyine :

La Mosquée Karaouiyine est fondée par Fatima El Fihria en 859 et agrandie sous les emirs zenetes en 956. Le minaret est érigé en 955. Le Sultan Almoravide Ali Ben Youssef lui donne ses dimensions actuelles en 1135. Son nom vient du quartier où elle est érigée, quartier habité par des réfugiés originaires de Kairouan. Elle devient la première université du pays et accueille des hôtes célèbres tels l'historien Ibn Khaldoun, le poète et écrivain Ibn al Khatib, le médecin philosophe Averroès, Léon l'Africain. Dès sa construction, la Mosquée Karaouiyine est devenue le cour de la cité. Tout autour, les commerçants se sont regroupés par spécialité.
Chaque souk réunit ceux qui vendent un seul type de produits : Souk des Chrabliyines (babouches), Souk el Henna (henné), Souk Chemaïnes (cierges), Souk el Attarine (épices).Les artisans sont eux aussi regroupés par quartier et par corporation : teinturiers, dinandiers (sur la Place Seffarine où se trouve l'entrée de la bibliothèque de la Karaouiyine), tanneurs, tisserands, menuisiers (sur la Place Nejjarine avec sa célèbre fontaine ornée de zelliges et son fondouk récemment restauré et transformé en musée du bois) .

jeudi 21 décembre 2006

mardi 19 décembre 2006

Marrakech : Séminaire sur l'éthique / Avril 1999

De g-à-d : BOUZIDI-KERROUMI-ELFATIHI-CHOUKLATI-LAGTARI
De g-à-d : BOUTAARIT-KERROUMI-BOUZIDI-TAHRI

Déjeuner au Centre COS Marrakech

Les anciens en photos :

MM. BAAKIL (DDI) et ALLABI (DER) à Fés en février 1999
Mr. RHOULAM (retraité)



De g-à-d : MM. TAHRI - MGHARI - YOUSFI -

Photo souvenir : Strasbourg

STRASBOURG - CIFACES 1998
LAGTARI - BOUZIDI - TAHRI

Photo souvenir :

Plage de Badés - Province d'Al Hoceima
BOUZIDI - EL FATIHI - NASRALLAH
Badés - Mai 2000

Activités du CSE-Oujda - 1999


Fête des retraités : mai 1999
Match au Club Sportif de l'Energie à Oujda

Départ en retraite de l'agent Hmida TAOUIL
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de g-à-d :
Elharoui - Charba - Belkheir - Zahraoui - Taouil - Mahjoubi -Kaouachi - Oumnih



L'énergie solaire et la parabôle au milieu rural :


Une belle photo du sud marocain où l'électrification par panneaux solaires rend possible la réception par satellite
- 2002 -

Réunion DR.Fés / DER à FES

Réunion préparatoire à la 1° visite royale dans
la province d'Al Hoceima en octobre 1999
(Siège DR-Fés)
En haut : Jamrani (Chef Division Réalisation à DER )
Ci-dessous : Dhaybi (Chef Division EP à DER ) et Allabi (ex-Directeur DDI et DER)

de g-à-d : Dhaybi (DER )-Bouzidi ( DDI ) -Farah (DER )

Photo souvenir : FES

Préparation de la journée PERG prévue à Taounat








de g-à-d : Slasli (retraité , Animateur Qualité et responsable commercial DR)-Lissigui (chef service Marché rural à DCM)-Sabri(chef de projet à DDI et ex-Chef de Centre)





de g-à-d :
Zibaoui (retraité ex-Chef AD-Fés) - El Farh (retraité ex-chef AC Sefrou)
le 24 juin 1999



Photo souvenir : DRF/AC

Réunion trimestrielle avec les chefs d'AC et Annexes à la Division Régionale de Fés le 14 mars 1999

Photo souvenir : FES

Réunion avec Mr Ghazouani : Formation aux outils de la Distribution
DR.Fés le 11 juin 1999