L'académie de médecine s'inquiète du bruit produit par les aérogénérateurs. Les industriels de l'éolien répliquent en produisant une contre-enquête.
Bruyantes, provocatrices de crises d'épilepsie, épouvantails à gibier qui effraient les bovins et font tourner leur lait, fuir les oiseaux quand elles ne les tuent pas, les éoliennes sont accusées par certains - très minoritaires - de tous les maux de la terre.
Réactions de stress.
Bruyantes, provocatrices de crises d'épilepsie, épouvantails à gibier qui effraient les bovins et font tourner leur lait, fuir les oiseaux quand elles ne les tuent pas, les éoliennes sont accusées par certains - très minoritaires - de tous les maux de la terre.
Réactions de stress.
La polémique qui oppose aujourd'hui le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui défend les intérêts des industriels de l'éolien, à l'académie de médecine, ne se réfère heureusement pas à ce type de bas arguments. Elle n'en est pas moins vive.
Le 13 avril, le président du SER, André Antolini, a réagi à la publication d'une étude de l'académie qui s'est penchée, à la demande du ministère de la Santé, lui-même sollicité par une association anti-éolienne bretonne, sur "le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l'homme".
Dans cette étude publiée le 14 mars 2006, les sommités médicales ne retiennent qu'un grief contre les éoliennes : elles peuvent être bruyantes. Un bruit qui, même "à des intensités modérées [...], peut entraîner des réactions de stress, perturber le sommeil et retentir sur l'état général". Les académiciens préconisent donc "par précaution", de ne pas construire d'aérogénérateurs "à moins de 1.500 mètres des habitations".
Considérant qu'il s'agit d'une attaque en règle contre le développement de l'éolien, le président du SER a brandi une contre-étude montrant que les aérogénérateurs sont des machines silencieuses : 100 décibels au niveau du rotor, 55 db au pied de l'éolienne et 35 db à 500 mètres d'elle, "soit le bruit d'une conversation à voix basse", insiste M. Antolini.
Ce genre de conflit peut sembler anecdotique mais il pourrait bien se multiplier. Car, si les Français sont, dans les sondages, très favorables aux éoliennes, ils le deviennent beaucoup moins lorsqu'il s'agit de les ériger dans leur champ de vision. C'est d'ailleurs "d'abord la protection du paysage" qui a motivé l'action de l'Association pour la protection des sites des Abers (Apsa) à l'origine de la saisine de l'académie de médecine, se défend son président, Joël Retière-Lehideux.
Or, le développement des éoliennes est rapide. Leur nombre a doublé, passant de 505 il y a cinq ans à 1.049 début 2006. Une politique encouragée par l'État qui cherche à multiplier les parcs pour satisfaire aux objectifs européens qui lui imposent de produire 21 % d'électricité verte d'ici à 2010, contre 16 % actuellement.
Paradoxe.
Le 13 avril, le président du SER, André Antolini, a réagi à la publication d'une étude de l'académie qui s'est penchée, à la demande du ministère de la Santé, lui-même sollicité par une association anti-éolienne bretonne, sur "le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l'homme".
Dans cette étude publiée le 14 mars 2006, les sommités médicales ne retiennent qu'un grief contre les éoliennes : elles peuvent être bruyantes. Un bruit qui, même "à des intensités modérées [...], peut entraîner des réactions de stress, perturber le sommeil et retentir sur l'état général". Les académiciens préconisent donc "par précaution", de ne pas construire d'aérogénérateurs "à moins de 1.500 mètres des habitations".
Considérant qu'il s'agit d'une attaque en règle contre le développement de l'éolien, le président du SER a brandi une contre-étude montrant que les aérogénérateurs sont des machines silencieuses : 100 décibels au niveau du rotor, 55 db au pied de l'éolienne et 35 db à 500 mètres d'elle, "soit le bruit d'une conversation à voix basse", insiste M. Antolini.
Ce genre de conflit peut sembler anecdotique mais il pourrait bien se multiplier. Car, si les Français sont, dans les sondages, très favorables aux éoliennes, ils le deviennent beaucoup moins lorsqu'il s'agit de les ériger dans leur champ de vision. C'est d'ailleurs "d'abord la protection du paysage" qui a motivé l'action de l'Association pour la protection des sites des Abers (Apsa) à l'origine de la saisine de l'académie de médecine, se défend son président, Joël Retière-Lehideux.
Or, le développement des éoliennes est rapide. Leur nombre a doublé, passant de 505 il y a cinq ans à 1.049 début 2006. Une politique encouragée par l'État qui cherche à multiplier les parcs pour satisfaire aux objectifs européens qui lui imposent de produire 21 % d'électricité verte d'ici à 2010, contre 16 % actuellement.
Paradoxe.
Une politique que critique le président de l'Apsa qui rappelle cette évidence : les éoliennes ne tournent que lorsque le vent souffle ! Leur production par intermittence nécessite donc, pendant les périodes sans vent, la mise en route de centrales relais. Hors les seules à même de réaliser cette tâche sont celles qui fonctionnent aux énergies fossiles (charbon, fuel, gaz) très polluantes.
Le paradoxe de la politique éolienne, c'est qu'en l'état du parc, chaque nouvelle éolienne favorise potentiellement de nouvelles pollutions. Ce à quoi les partisans de l'électricité durable répliquent qu'il suffit d'implanter suffisamment d'éoliennes pour que les parcs compensent leurs défaillances entre eux.
Rémy Janin- Par La Tribune
Le paradoxe de la politique éolienne, c'est qu'en l'état du parc, chaque nouvelle éolienne favorise potentiellement de nouvelles pollutions. Ce à quoi les partisans de l'électricité durable répliquent qu'il suffit d'implanter suffisamment d'éoliennes pour que les parcs compensent leurs défaillances entre eux.
Rémy Janin- Par La Tribune
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